Chaque édition des Jeux Olympiques apporte son lot de bonne et de mauvaises conséquences et une fois les pistes déblayée, l’heure est au bilan. En 2014, à Sotchi, ledit bilan était plutôt mauvais puisque les jeux avaient coûté plus de 36 milliards d’euro, faisant de cette édition, la plus chère jamais organisée. Ainsi, pour les jeux de PyeongChang, le gouvernement coréen et le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) ont tout fait pour éviter de dépasser le budget établi.

 

Quelques données sur les jeux olympiques.

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Le financement des Jeux est essentiellement le fait de trois acteurs économiques : le COJO, des fonds privés et des fonds publics du pays. Quand une ville se présente pour accueillir les jeux, elle doit fournir un budget prévisionnel mais celui-ci est très rarement respecté. Le dernier en date à l’avoir été fut celui de Los Angeles en 1984 et pourtant, tous les pays organisateurs font au mieux pour éviter de trop alourdir ce budget.

 

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Lors de sa présentation aux jeux olympiques, en 2011, la Corée du Sud avait prévu un budget de 6.4 milliard d’euros ; néanmoins, début 2018, le pays avait révisé ce budget à 10.5 milliard ce qui est le budget prévisionnel final. Si la Corée du Sud a déjà revu ses dépenses à la hausse, il est toutefois assez probable que ce budget soit encore dépassé.

 

Pourquoi un aussi gros budget final ?

Contrairement au projet initial, d’immenses aménagements supplémentaires ont finalement été fait. En plus de la création d’un stade et de pistes de ski, il aura aussi fallu bâtir deux villages olympiques. De plus, PyeongChang ayant déjà présenté sa candidature pour les Jeux Olympiques de 2010, certaines structures déjà créées ont dû être rénovées. Enfin, ce budget inclut aussi l’organisation des jeux, la conception des cérémonies d’ouverture et de fermeture ainsi que les aménagements urbains nécessaires pour que la ville puisse accueillir les jeux et les spectateurs.

 

Quels bénéfices pour le pays ?

Si les JO engrangent de lourdes dépenses, ils offrent aussi de potentielles retombées économiques intéressantes pour les pays hôtes. La Corée du Sud attend en effet des retombées économiques aux alentours de 40 milliards d’euros, une estimation qui, si elle s’avère juste, compenserait largement les dépenses occasionnées. Ces retombées concerneraient principalement le marché du travail, le tourisme régional et permettraient une redynamisation de la ville et de la région.

 

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La cérémonie d’ouverture des jeux olympiques marqué par la technologie (sur la photo, des drones formant les anneaux olympiques)

L’un des principaux gains pour le pays hôte ou du moins un bénéfice certain est le gain en visibilité et en réputation. Dans le cas de la Corée du Sud, les Jeux sont une chance de prouver la capacité des sud-coréens à organiser un événement international sans encombre. Il s’agit aussi d’une opportunité de montrer l’avancée technologique du pays ; en effet, durant les jeux, le gouvernement a organisé des essais 5G ce qui fait de la Corée du Sud le premier pays à tenter ce genre d’essais à une telle échelle. Cela permet aussi de montrer une image de la Corée du Sud que le grand public n’a pas forcément.

 

Les Jeux Olympiques sont un défi difficilement surmontable pour la plupart des nations mais pour la Corée du Sud, ce défi semble plutôt remporté. Presque 80% des places ont été vendues avant le début des jeux, soit près d’un million de spectateurs assurés de venir. Des grandes entreprises, comme Intel, ont participé au projet, travaillant avec le gouvernement et les entreprises coréennes. Le plus gros du travail pour le pays, c’est de savoir maintenant gérer l’après-JO.

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