Les étudiants coréens se ruent à l’étranger. La tendance s’est fortement dévelopée en réponse à un système de sélection qui pousse à l’excellence et au plus fort taux de diplômés du supérieur de l’OCDE. La Corée est un marché de choix pour les universités étrangères. Cependant ces dernières années la tendance s’est ralentie. Quelles en sont les causes et quels sont les critères principaux pour les étudiants coréens voulant étudier à l’étranger?

Quelles études pour quel pays ?

La Corée est le pays de l’OCDE avec la plus haute dépense en PIB/habitant pour l’éducation, et les études à l’étranger ont longtemps été un avantage sur le marché du travail. Le pays possède la plus large population diplômée du supérieur avec 64% de sa tranche 25-34 diplômée, contre une moyenne de 39% au sein de l’OCDE. Cependant il semble que les études à l’étranger seules ne suffisent plus pour trouver du travail, et ce alors même qu’un sondage choc, publié par une des principales agences de recrutement coréenne, Saramin, fait débat en 2016 en affirmant que près de 80% des jeunes coréens souhaitaient s’expatrier, notamment pour éviter l’ultra compétition à l’embauche sur le marché du travail national.

Les étudiants coréens se tournent très généralement vers les universités américaines. Sur la période 2012-2015, plus d’un tiers des étudiants à l’étranger choisissant les Etats-Unis. Ils représentent un afflux massif, 63 000 étudiants en 2016, et une source de revenu importante pour les universités américaines : 2,3 milliards de dollars la même année. Ils sont le troisième plus large groupe d’étudiants étrangers dans le pays. Les tendances montrent également que le Japon arrive en seconde position, devant l’Australie et le Royaume-Uni. Les écoles françaises ont encore du mal à se positionner sur ce marché. Seuls 6400 étudiants coréens étudiaient en France en 2014. Même si ce chiffre tends à augmenter, les universités françaises souffrent de leur classement international dans les filières STEM et MBA. Les filières artistiques en revanche restent particulièrement attractives pour les étudiants coréens. La Chine quant à elle, devient de plus en plus attirante pour ces jeunes, futurs diplômés, qui composent avec un avenir professionnel très incertain dans leur pays. A ce titre la Chine revêt de plus en plus d’intérêt, en restant proche géographiquement, avec des universités moins chères qu’aux Etats-Unis et promettant de belles opportunités à la suite des études.

Quelles tendances à venir ?

Les récentes études sur le marché de l’éducation montrent cependant deux tendances de long terme qui peuvent jouer en faveur de la France : une tendance générale à la diminution des séjours longue durée, favorisant des expériences plus courtes, de 6 mois à 1 an, et une classe moyenne plus réticente à dépenser des sommes importantes en frais d’inscription. A ce titre, les universités françaises restent en effet peu chères comparées aux universités américaines et proposent des formations de plus en plus reconnues. De plus la France reste une destination de choix permettant d’obtenir un vrai savoir-faire et une valorisation sur le marché du travail pour certains domaines : le luxe, la mode, les filières artistiques. 

Vous êtes une entreprise ou un organisme et cherchez à améliorer votre visibilité sur le marché coréen ? Contactez nous : contact@dareasia.com